mardi 20 décembre 2022

COP15 conférence

L’enjeu de ces réunions est surtout l’impression qu’elles donnent. Si le message est que cela avance, mais pas assez, mais plus que ce qu’on aurait pu craindre, cela sert à quoi ?

Peut-être à neutraliser les peurs, ce qui serait dommage.

thérapie de dissonance cognitive

Cela n’avance pas assez – c’est comme dire qu’on a été à deux buts de la victoire. Je traduis. On a perdu.

Si l’on a envie de présenter un échec comme une lueur d’espoir ou une demi-victoire, c’est sans doute pour des raisons politiques bien pesées.

Un manque de sérieux outrageux, cela pourrait donner lieu à des revendications qui sont populaires, difficiles à réfuter. Mieux vaut l’éviter – de là le besoin d’un peu de sérieux, mais pas trop.

Take Two

Et si l’enjeu de ces conférences était surtout dans le détail, les propositions solides qu’elles faisaient avancer – ou pas ?

Je pense à l’allusion au 30 % de terres ou mers mis en protection. Y inclus les parcs régionaux français. Cela me pose problème – les parcs naturels français, c’est une foutaise de gueule, au niveau de la biodiversité, il y a diversité de subventions et de sanctions, c'est sûr, mais c'est le labrinth du minotaur administratif, le soustrat de cette biodiversité. Il y a surtout une homogénéité d’intérêts politiques et économiques, et des hectares et des hectares de "prairies fleuries" (euphémisme de chez euphémisme).

Ce n’est pas gagné d’avance !

A+

mercredi 21 décembre 2022

Là, j’ai fait amalgame, par analogie. Ce n’est pas parce que le système de parcs naturels en France est moitié pourri que les réserves naturels partout, ou dans les océans, ce sera pourri pareil. Contre l’historique du détournement des images – parc naturel, cela invoque quand même quelque chose de plutôt positif à l’égard de la nature, même si, dans les faits ce n’est pas ça – on a le progrès des savoirs – ce qu’on pouvait prétendre, en termes de mensonges grossières hier, on ne peut plus aujourd’hui.

Par exemple, racler le fond de l’océan, tout comme y aller à fond avec des machines lourdes sur terre, on a identifié ce genre de comportement comme aberrant aujourd’hui. C’est-à-dire, rouler dessus et racler, avec des machines trop lourdes, ce n’est pas écologique – que c’est même pas bien du tout. Avant, on n’en parlait tout simplement pas, c’était des surfaces, le poids des machines n’y était pour rien. Maintenant on constate que ce qu’on a fait avec les champs, on est en train de faire avec l’extraction du bois – des machines trop lourdes tuent le sous-sol. Plus de champignons, plus que de la poussière.

C’est la science et la technologie qui nous informent maintenant de nos conneries scientifiques et technologiques. C’est ennuyeux pour la société industrielle – il y a trop d’information qui leur est défavorable.

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Attention, une métaphore peut en cacher une autre. Parfois la technoscience tranche de manière surprenante. Les radicaux libres sont détruits, pas mal, par la pollution, et quand il y en a moins, le taux de méthane dans l’atmosphère est supérieur. Le méthane est un gaz plusieurs fois plus grave, pour ses effets de serre, que le dioxyde de carbone. On n'a qu'à cracher des particules fines, pour préserver le centre-ville, que les campagnes respirent le méthane ! (a dit Marie-Antoinette)

Intéressant. Quelle est notre solution ? Hypothèse – plus les terres sont chamboulées, plus elles dégagent du méthane. Faut les laisser tranquilles un peu. Plus les terres s’assèchent pour ensuite se mouiller, avec des températures plus élevées, plus elles dégagent du méthane.

Problème émergeant. Il y a des questions qui tournent en rond, un peu comme la question de qui vient en premier, la poule ou l’œuf, mais avec la question du cadre logique dans lequel l’analyse est fait, en plus. Bien sûr que dans le monde réel, chacun de ces éléments peut être pluriel.

J’ai pu noter que lors des attaques contre la technologisation du secteur médical, on a soutenu l’humain, bien sûr, y inclus les médecins généralistes. On a utilisé l’exemple des soins apportés par des paramédicaux ou des simples aides-soignants pour appuyer la thèse. Mais je pense que beaucoup d’entre nous, ayant été exposés à l’arbitrarité tyrannique des soins apportés par des humains, dans des positions de pouvoir relativement absolu, préféreraient d’être soignés par des machines et des algorithmes, tout comme ils préfèrent l’anonymat de l’argent et des aides d’état.

Comme il se passe fréquemment dans ce genre d'affaire, les gens aspirent et ils lorgnent, mais c'est pour les bons vieux temps qui ne reviendront jamais. Dans les faits, ce n'est pas comme ça qu'ils feront. S'il y a une crise d'autorité, de telle manière que dès que l'on se trouve tout seul dans une chambre avec un professionnel, on se sent comme une proie à l'abus, on a envie de caméras cachés, chacun enregistre, son téléphone devient un genre de Big Brother.

Le grand remplacement de l'être humain, c'est les machines. Soigner les machines, cela devient un travail d'Hercules - plus du tout du temps pour les êtres humains, qui se représentent entre eux de plus en plus comme des boulets, des cas socs, les termes sont multiples et variés.

Je pense même que ce n’est que lorsqu’ils pensent à l’intérêt qui les dépasse individuellement, tout en les incluant comme membres de l’humanité, qu’ils seraient prêts à recréer des réseaux vraiment humains.

Transport

C’est le nerf de la guerre. Je lis les propositions de réseau action climat, allez hop, je vous donne l’url.

réseau action climat - papier investissement transport climat (pdf)

J’y vais au cœur du vrai débat, pas au sein du gouvernement, mais aux tréfonds de la supposée opposition.

Ils ont l’audace de proposer un VRAI programme d’investissement pour le transport.

J’y vois un GROS problème. Ils n’y connaissent rien à leur sujet, ils n’y sont pas allés. Comment je le sais ? Parce que si je vais à Rodez de Millau à vélo, ce qui est tout-à-fait faisable, en une journée, j’aurai besoin de dormir et de manger à Rodez. Et cela coûte un bras. Et dans leurs propositions, ils ne mentionnent même pas comment je vais faire. Toujours le même refrain – lieux de stockage, lieux d’hébergement, emploi utile, … on ne voyage pas pour aller nulle part.

L’implication d’un transport à vélo qui vaille le nom, c’est de mettre en place tout un réseau. Même de remplacer les voitures par des vélos – c’est quand même logique, tu ne peux pas être en voiture et à vélo simultanément, si tu utilises plus le vélo, tu utilises moins la voiture, … D’où vient cette idée folle de pistes cyclables – on pourrait utiliser les routes s'il n'y avait plus tellement de voitures ?