dimanche 28 mars 2021
Europe Ecologie les Verts. Die Grünen. Tout mouvement écologique à visée électorale finit par être inséparable de l’agenda politique conventionnel. Dans la mesure qu’il réussit à se faire élire, il n’est plus écologique. Et cela n’est plus suffisant. Il faut redéfinir les termes du faisable.
Il y a besoin, pour avancer vers un monde sérieusement écologique, de convaincre en faisant d’abord un modèle d’infrastructure écologique qui marche, pour bouger l’enveloppe, d’établir un rapport de raison, en ayant suffisamment de force pour pouvoir énoncer nos termes d’engagement plutôt que d’essayer de persuader nos opposants à nous laisser rentrer dans les zones de pouvoir, selon leurs critères. Ceci est particulièrement important vu l’incapacité des institutions historiques de s’adapter au monde évolutif, dans le délai nécessaire, quoique soit leur bonne ou mauvaise volonté.
Il y a maintenant plusieurs facteurs qui jouent en faveur de cette stratégie.
Je cite un bout d’interview sur France Inter : « nous sommes dans un débat sur quelle société nous souhaitons » (par rapport aux SUVs et la question de permettre ou interdire la publicité pour ces véhicules)
La média actuelle, dominée par les lobbies et les forces politiques conventionnelles, s’obstine à ne pas comprendre que les SUVs n’existeront bientôt plus – que ce ne sera bientôt plus une question de « souhaits ». Il y a décalage absolu entre réalité et réalité prétendue, surtout parce que les médias évitent de mettre en avant les gens qui racontent les choses telles qu’elles sont. Ils ont cédés pour le réchauffement climatique - plus de climatosceptiques au droit de parole. Pourquoi pas pour les SUVs? La média conventionnelle prétend que les seuls qui peuvent parler avec légitimité de ces choses sont des scientifiques, des naturalistes et des célébrités, tandis que pour parler de l’économie ou du social, le choix est beaucoup plus ample. Où est le sens ?
Comme exemple, il est falsificateur du problème de la ruralité de choisir de faire parler des personnes de classe supérieure parisienne qui veulent devenir des éleveurs de chèvres comme représentants du problème de la paysannerie française, alors que tout le monde sait que l’élevage fait partie du problème, aussi bien que le prix d’entrée au monde agricole prohibitif, par décision administrative. Qu'est-ce qu'ils ont, ces journalistes ?